Bulletin n°7 Novembre-Décembre 2011
SFR - CERF : VEILLE SCIENTIFIQUE N°7

Pour cette dernière veille scientifique CERF-SFR 2011, nous avons d'abord souhaité saluer ici le travail de recherche des 10 lauréats du Prix Communication Jeune Chercheur 2011 remis lors des Journées Françaises de Radiologie 2011.

Le Jury du Comité Recherche CERF-SFR a en effet siégé le samedi 21 octobre, au Carrefour de la Recherche, pour la première fois aux JFR en public.

Les 18 candidats au Prix Communication Jeune Chercheur ont exposé leurs travaux de recherche, effectués dans le cadre d'une année de Master ou de Thèse de Sciences et acceptés comme communication scientifique aux JFR 2011.

La SFR et le CERF, en lien avec les industriels, ont ainsi permis de distinguer 10 lauréats cités ici par ordre alphabétique :

  • Marianne ALISON, pour son travail intitulé « Diagnostic d'insuffisance placentaire en IRM de diffusion sur un modèle murin de retard de croissance », effectué dans le cadre d'une Thèse d'Université.
  • Anne BERTRAND, pour son travail intitulé « Etude par MEMRI du transport neuronal chez un modèle murin d'amyloïdose», effectué dans le cadre d'une thèse d'Université.
  • Fabrice BING, pour son travail intitulé « Efficacité et sûreté d'un flow-diverter et d'un coil-assist-stent évaluées dans deux modèles d'anévrisme canin»
  • Paul BORDE, pour son travail intitulé « Reproductibilité intra et intermachine du coefficient de diffusion apparent en IRM : étude sur fantômes »,
  • Jérôme CAUDRON, pour son travail intitulé « Cartographies T1/T2/T2* sur un modèle animal de fibrose myocardique diffuse : corrélation aux données histopathologiques », effectué dans le cadre d'un Master M2.
  • Benjamin DALLAUDIERE, pour son travail intitulé « Evaluation sur modèle murin de l'hypoxie des ostéosarcomes par IRM BOLD », effectué dans le cadre d'un Master M2.
  • Myriam EDJLALI-GOUJON, pour son travail intitulé « Angiographie fonctionnelle par résonance magnétique : application d'une nouvelle séquence aux pathologies vasculaires encéphaliques », effectué dans le cadre d'un Master M2.
  • Anne-Lise HACHULLA, pour son travail intitulé « Etude de la ventilation pulmonaire en TDM double énergie après inhalation de krypton », effectué dans le cadre d'une Thèse d'Université.
  • Pierre-Eloi LAURENT, pour son travail intitulé « L'aéro-embolie cérébrale en plongée existe-t-elle vraiment ? », effectué dans le cadre d'un Master M2.
  • Hélène RAOULT, pour son travail intitulé « Reproductibilité de l'Artérial Spin Labelling fonctionnel à 3T : comparaison avec l'IRMf BOLD », effectué dans le cadre d'un Master M2.

Cette veille scientifique de Décembre est aussi l'occasion de partager les travaux de recherche sélectionnés par la SFIPP, le CIREOL et le groupe SFR-Urgences.

Contact : bulletin-veille@sfradiologie.org


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Au sommaire de ce numéro :


2 articles recommandés par le groupe URGENCE

L'analyse angiographique d'un scanner cérébral de perfusion est-elle aussi performante qu'un angioscanner cérébral pour la détection d'une occlusion vasculaire en cas d'accident ischémique constitué (AIC) aigu ?

La présence d'une occlusion vasculaire est un facteur important qui régit en urgence le pronostic et les décisions thérapeutiques. L'objectif de l'étude de Frölich et al. était d'évaluer les reconstructions angiographiques en coupes fines réalisées à partir du volume d'acquisition du CT de perfusion pour la détection des occlusions des principales branches du polygone de Willis chez les patients atteints d'AIC. 58 patients ayant un AIC aigu ont bénéficié d'un CT non injecté, d'un angio-scanner (CTA) cérébral et d'un CT de perfusion sur un scanner multidétecteur 128-coupes. Des reconstructions angiographiques en mode MIP dans le plan axial et coronal ont été reconstruites à partir du CTA conventionnel et à partir de la phase artérielle du CT de perfusion cérébrale (4D-CTA).

Le CTA a détecté chez 30 patients (52 %) un total de 33 segments artériels intracrâniens occlus, tandis que le CTA-4D en a identifié 28, soit une sensibilité de 85 % avec une valeur prédictive positive (VPP) de 97 %. Lorsqu'il est combiné avec une analyse des cartographies de perfusion, la sensibilité du CTA-4D est passée à 94 % avec une VPP de 100 %.Dans l'AIC aigu, les reconstructions réalisées à partir du CT de perfusion peuvent être une option envisageable pour détecter une occlusion artérielle intracrânienne et pour évaluer les patients dans l'optique d'un traitement endovasculaire. Cet article ne suggère pas d'abandonner l'angio-scanner des vaisseaux du cou, car la recherche concomitante d'une pathologie vasculaire extra-crânienne reste indispensable lors d'un AIC. Les études futures devraient évaluer si la 4D-CTA peut offrir d'autres informations pertinentes (ex : existence d'un flux collatéral leptoméningé ?) pour le diagnostic par rapport à l'unique phase artérielle utilisée lors d'un CTA.

 

Angiographic Reconstructions From Whole-Brain Perfusion CT for the Detection of Large Vessel Occlusion in Acute Stroke.
Frölich AM, Psychogios MN, Klotz E, Schramm R, Knauth M, Schramm P.
Stroke. 2011 Oct 27. [Epub ahead of print] DOI: 10.1161/STROKEAHA.111.630954

 

Pour consulter l’article :
http://stroke.ahajournals.org/content/early/2011/10/27/STROKEAHA.111.630954.long

Pour aller plus loin :
Tan JC, Dillon WP, Liu S, Adler F, Smith WS, Wintermark M. Systematic
comparison of perfusion-CT and CT-angiography in acute stroke patients. Ann
Neurol. 2007 Jun;61(6):533-43.DOI: 10.1002/ana.21130


Imagerie du polytraumatisé : impact du Scanner corps entier sur la survie

Il y a actuellement un débat important sur la place du scanner corps entier dans la prise en charge d'un polytraumatisé. De facto le scanner est de recours systématique dans la plupart des cas. Néanmoins, cette attitude est discutée, en Europe et surtout aux Etats-Unis du fait du potentiel retard à la prise en charge chirurgicale d'un patient instable ayant un saignement actif.
Une 'étude publiée dans le Lancet évalue, dans une série rétrospective, multicentrique, nationale à partir du registre des traumas de la société de traumatologie Allemande, l'impact du scanner sur la survie. La survie réelle des patients est comparée à leur probabilité de survie basée sur des scores de gravité, cette comparaison est faite chez les patients ayant eu un scanner corps entier dès leur arrivée aux urgences ou en réanimation et chez ceux qui n'en ont pas eu d'emblée. Les scores utilisés sont le TRISS (Trauma Injurie Sévérité Score) et le RISC (Révise Injurie Sévérité Classification Score).

Le TRISS est un score de sévérité lésionnelle basé sur l'âge, les scores physiologiques (RTS) et anatomiques (ISS) pour prédire la survie. Par exemple, un patient présentant un traumatisme fermé âgé de 80 ans avec un ISS à 35 et un RTS à 8 a une probabilité de survie d'environ 80 %. Le RTS ou Trauma Score Révise utilise la fréquence respiratoire, la pression artérielle systolique et le score de Glasgow. L'ISS est un score lésionnel classant les lésions mineures modérées sévères avec risque vital engagé, sévère avec lésion critique et survie incertaine, pour quatre régions anatomiques : la tête et le cou, la face, le thorax et l'abdomen.
Le RISC prend en compte d'autres facteurs, en particulier biologiques comme le facteur de la coagulation ou le pH.
Le facteur principal d'évaluation était le SMR ou ratio de mortalité enregistré par rapport à la mortalité attendue en fonction des scores de sévérité.


Méthodologie
L'étude rétrospective inclue 4 621 patients (groupe de 1494 patients qui a bénéficié d'un scanner corps entier à l'arrivée et un groupe de 3127 patients qui n'a pas eu ce scanner à l'arrivée).
Les patients qui ont eu l'examen avaient des facteurs pronostiques plus graves que les patients ne l'ayant pas eu : 17 % de patients avec état de choc versus 14 %, une durée de ventilation supérieure, 69 % de patients intubés versus 55 %, un ISS de 32 versus 28.

Résultats
La mortalité à 24 heures était significativement inférieure dans le groupe scanner (10 % versus 12 %, p = 0,04), la mortalité globale était sans différence significative (21 % versus 22 %, p = 0,21).
Le résultat principal de l'étude portait sur le ratio de mortalité (SMR), égal à 0,745 (mortalité observée inférieure à celle de la mortalité attendue) chez les patients ayant bénéficié du scanner versus 1,023 (mortalité observée égale à celle de la mortalité attendue) chez les patients n'en ayant pas bénéficié. L'analyse multivariée montrait que ce résultat était indépendant et qu'il était constant entre 2002 et 2004. Les auteurs affichaient une réduction relative de mortalité lorsqu'on se référait au TRISS de 25 % et lorsqu'on se référait au RISC de 13 % grâce à la stratégie du scanner.

Discussion
Cette étude aux résultats très significatifs sur une large population avec un gros impact a été largement discutée avec trois limites principales :

  • un biais méthodologique sur le fait que les patients qui ont bénéficié d'un scanner sont ceux qui pouvaient en bénéficier (les patients gravissimes qui vont mourir dans l'heure n'ayant pu en bénéficier). Néanmoins, les patients n'ayant pas eu de scanner avaient des facteurs pronostiques moins graves, et plus de trois quart de ces patients avaient bénéficié dans les suites d'un scanner.
  • la principale critique était celle de retarder la prise en charge chirurgicale d'un patient avec un saignement actif - une publication du Journal of Trauma en 2002, avait exposé qu'à partir d'un délai de plus de 90 minutes par rapport à l'accident le retard à la laparotomie affectait la survie de 1 % pour chaque 3 minutes de délai.
  • la dernière critique formulée était le caractère rétrospectif : l'efficacité en terme de survie du scanner corps entier systématique à l'arrivée aux urgences dans les traumatismes graves devrait, pour devenir un dogme, être démontrée par une étude prospective, randomisée, mais dont on peut craindre que dans la pratique elle soit peu réaliste.

 

Hubber-Wagner S, Lefering R, Qvick LM et all. Effect of whole-body CT during trauma resuscitation on survival: a retrospective, multicentre study. Lancet 2009 ;373 :1455-61.

 

Pour consulter l’article :
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19321199

3 articles recommandés par la SFIPP

Le point sur les alternatives à la sédation en IRM pédiatrique : beaucoup de pistes, peu de preuves

L'immobilité du patient est le problème majeur de l'IRM en pratique pédiatrique. L'équipe de l'hôpital Addenbrooke de l'université de Cambridge nous propose une revue de la littérature très exhaustive de l'ensemble des moyens disponibles comme alternative à la sédation classique voire à l'anesthésie générale. Ces moyens sont très divers et très variés, de la privation de sommeil à l'hypnose en passant par les activités ludiques, et en insistant toujours sur l'implication parentale positive. Il est frappant de voir que le niveau de preuve est souvent assez bas, ce qui doit inciter notre communauté à protocoler davantage ce type d'études et à les organiser par les voies habituelles de la recherche médicale, en particulier institutionnelle, type P.H.R.C. A titre d'exemple, nous attendons avec impatience la publication des données de l'équipe Lyonnaise (présentées au congrès de la S.F.I.P.P. à Concarneau en septembre 2011) sur l'IRM en jeu ; il s'agit en effet d'un vrai travail randomisé montrant une diminution significative du recours à la sédation grâce à ce dispositif.


Edwards AD, Arthurs OJ. Paediatric MRI under sedation: is it necessary? What is the evidence for the alternatives? PediatrRadiol. 2011 Nov ; 41(11) : 1353-64

 

Pour consulter l’article :
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21678113


Etat de l'art de l'imagerie des coronaires en pédiatrie : l'enfant aussi a un coeur

La pathologie cardiaque et vasculaire, congénitale et acquise, va prendre une place grandissante dans l'activité quotidienne des radiopédiatres, et sans doute pas uniquement dans les centres hyperspécialisés. Des anomalies significatives peuvent d'ailleurs être identifiées de manière fortuite sur des examens réalisés pour d'autres motifs (scanner thoracique en particulier). Il est donc important d'être bien informé des avantages et limites de chacune des d'imagerie, en particulier du scanner et de l'IRM. C'est ce que propose l'équipe Bordelaise de F Laurent avec cet article très didactique qui se centre sur l'imagerie des coronaires pédiatriques, en insistant sur les objectifs de radioprotection et les techniques d'optimisation des protocoles d'acquisition.

 

Lederlin M, Thambo JB, Latrabe V, Corneloup O, Cochet H, Montaudon M, Laurent F. Coronary imaging techniques with emphasis on CT and MRI. PediatrRadiol. 2011 Dec ; 41(12) : 1516-25 .

 

Pour consulter l’article :
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22127683


Traumatisme crânien non accidentel chez l'enfant secoué : des secouements toujours violents et répétés…

Les lésions cérébrales de l'enfant secoué sont souvent dévastatrices, grandes pourvoyeuses de séquelles sévères, avec un décès dans 25 à 30 % des cas, ou des handicaps neurologiques. Elles associent plusieurs hématomes sous-duraux inter-hémisphériques, de la tente du cervelet, et de la convexité, éventuellement des lésions parenchymateuses anoxo-ischémiques et des hémorragies rétiniennes. Les lésions cutanées (ecchymoses) et les fractures sont fréquentes mais inconstantes.
Cependant, il est difficile de reconstituer l'histoire exacte du traumatisme, compte tenu du petit nombre d'aveux des personnes responsables. Un secouement modéré suffit-il à créer des lésions cérébrales ? Ou celles ci n'apparaissent-elles qu'en cas de secouements violents et répétés ?

C'est tout l'intérêt de l'étude menée par C Adamsbaum et C Rey-Salmon qui ont colligé les dossiers de 112 enfants secoués en confrontant les documents légaux de la procédure judiciaire avec les données médicales, afin de reconstituer le mécanisme des lésions, à partir des 29 cas ayant donné lieu à des aveux de violences.
Les enfants secoués sont le plus souvent des garçons, d'environ 6 mois, qui se présentent avec des convulsions, parfois une anorexie, des vomissements, ou une stagnation pondérale, et dont le scanner montre des HSD de densité variable, qui ne permettent pas de dater les lésions.
Les personnes perpétrant ces actes sont le père ou le beau-père dans presque un cas sur deux, et la mère dans un quart des cas. Leurs aveux révèlent des secouements extrêmement violents dans tous les cas, le plus souvent répétés, et parfois associés à des chocs.Ces secouements s'accompagnent d'un arrêt des cris.
Cette étude rappelle qu'il est donc essentiel de signaler les enfants chez lesquels on suspecte un traumatisme non accidentel, ce qui ne constitue pas une violation du secret médical.

 

 

Abusive Head Trauma: Judicial Admissions Highlight Violent and Repetitive Shaking. Catherine Adamsbaum, Sophie Grabar, Nathalie Mejean and Caroline Rey-Salmon
Pediatrics2010;126;546-555; originallypublished online Aug 9, 2010; DOI: 10.1542/peds.2009-3647

 

Pour consulter l’article :
http://pediatrics.aappublications.org/content/126/3/546

2 articles recommandés par le CIREOL

Apport de l'IRM de perfusion dans la différenciation des tumeurs ORL

Deux études parues dans European Radiology en 2011 illustrent l'intérêt de l'imagerie de perfusion dans la différenciation des tumeurs ORL. L'étude de Razek a porté sur 78 patients. La technique utilisée était la perfusion T2* (DSC). Une différence significative a été mise en évidence pour les valeurs de DSC, avec un seuil défini de 30.7 %, pour différencier tumeur bénigne de tumeur maligne.
L'étude de Lee FK a étudié la séquence de perfusion T1 (DCE) chez 26 patients présentant un carcinome épidermoïde, indifférencié ou un lymphome. L'étude a montré l'intérêt de cette technique pour différencier un carcinome indifférencié d'un carcinome différencié ou d'un lymphome. Aucune différence significative n'a été observée entre carcinome épidermoïde et lymphome.

 

Dynamic contrast enhancement magnetic resonance imaging (DCE-MRI) for differential diagnosis in head and neck cancers.
Lee FK, King AD, Ma BB, Yeung DK.
Eur J Radiol2011 Mar 2. [Epub ahead of print]

Dynamic susceptibility contrast perfusion MR imaging in distinguishing malignant from benign head and neck tumors : a pilot study.
Razek AA, Elsorogy LG, Soliman NY, Nada N.
Eur J Radiol2011 Jan;77(1):73-9.

 

Pour consulter les articles :
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21376492

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19695805


IRM et implant cochléaire

La réalisation d'une IRM chez un patient porteur d'implant cochléaire nous pose à tous des interrogations : est-ce possible ? A quel champ magnétique ? Quelles sont les précautions à prendre ? Cet article très clair permet de fournir les consignes à respecter avant la réalisation d'une IRM chez ces patients, sans ablation de l'aimant interne. Nous retiendrons qu'une IRM est réalisable pour un champ < ou = à 1.5 Tesla dans la majorité des cas, après vérification indispensable de la compatibilité matérielle auprès du fabricant de l'implant. Tout le matériel externe doit impérativement être retiré. Un délai de 6 mois minimum après la pose de l'implant doit être respecté avant la réalisation d'une IRM.


Recommandations pour la réalisation d'une IRM chez un patient porteur d'implant cochléaire.
Dubrulle F, Vincent C, Varoquaux A, Ernst O, Veillon F.
J Radiol 2011 Oct;92(10):872-7

Pour consulter l' article :
http://www.em-consulte.com/article/665298


Le comité de veille scientifique CERF-SFR remercie particulièrement les Dr Guillaume Gorincour, Lucie Hertz-Pannier, Raphaëlle Souillard-Scemama, Jean-Yves Gauvrit et Patrice Taourel pour leur participation à ce 7ème numéro.

Nous vous souhaitons de très bonnes fêtes de fin d'année et vous donnons rendez-vous en 2012.

Charles-André Cuénod
Responsable du comité de veille scientifique

Alain Luciani
Co-responsable du comité de veille scientifique